Nu?

Nu?

Une grande part de nudité habite mes dessins depuis toujours. Le mystère de la femme exerce une fascination sur moi. Puis une longue phase a suivi avec le fantastique, la science-fiction et l’espace dont très peu de choses ont survécu au temps. L’utilisation du nu a pris sa place naturellement, sans décision consciente.

À la base, je suis un amoureux du mouvement, de la danse et de la beauté des corps qui bougent dans l’environnement. Avec du recul, c’est cette étincelle, ce moment d’émerveillement éphémère des premières découvertes que je désire recapturer.

L’équilibre dans mon vécu se reflète dans la pratique artistique avec un rendu de plus en plus fidèle de ce qui m’habite. Ça inclut l’apparition récente de la présence masculine en image. Mon paysage intérieur prend vie avec ces humains qui dansent l’émotion vivante sur papier. Et ça se passe avec le support des corps dans leurs plus simples expressions, avec un minimum d’artifice.

Pourquoi dessiner?

Pourquoi dessiner?

Pourquoi créer des images, en voilà une très bonne question ? Et c’en est une que je me suis posée souvent et qui revient à l’occasion. En plus du temps que je consacre à cette occupation, de l’esquisse, la version noir et blanc et couleur, les partages sociaux ainsi que le site web.

La première possibilité : je m’exprime de cette manière pour la même raison que vous respirez. C’est un acte qui m’appelle et prend toute la place tant qu’il n’est pas comblé. Et ce sont des moments de grâces, de paix, de tranquillité et d’intensité proche de la transe.

Une autre : ça permet une extériorisation de mon jardin secret, des émotions, rêves, désirs et imagination.

Une troisième : ça me met en lien avec des personnes, le monde qui m’entoure par l’observation, la création et le partage des images.

C’est un mélange de l’ensemble de ces points qui m’inspire à dessiner.

La lune, vous dites?

Lune

Eh bien oui, la lune se présente de manière périodique dans mes images, et il est certain qu’elle va y revenir.

Je me considère comme un amoureux de la lune et des étoiles en général. Quand je marche et que le soir arrive, j’ai très souvent le nez en l’air à scruter le ciel.

Tout ce qui est clair/obscur, les jeux d’éclairage m’attirent. La pénombre et ses subtilités se retrouvent multipliées à mon entendement sous la lumière lunaire. En plus, toute la charge symbolique et culturelle qui l’accompagne m’inspire, en incluant la notion de cycle et le lien au féminin. Aussi, ça touche au monde du rêve, de l’éphémère et du fantastique, ce qui m’a toujours intéressé.

Pour toutes ces raisons, la lune fait partie de mon imaginaire et ma vie de tous les jours.

Un oiseau de nuit

Ma meilleure période pour créer est entre 23 h et 2 h du matin. Au minimum de soir.

C’est ce moment où tout semble être en pose qui m’apporte la tranquillité nécessaire pour me recentrer, faire une pause dans ma journée, faire taire mes pensées et laisser s’exprimer sans retenue les émotions par image.

C’est aussi la présence de la noirceur enveloppante et l’éclat de la lune, quand elle est là, qui m’apaisent et enlèvent les barrières du raisonnable qui bloque le flot créatif dans mon cas.

S’il est plus tôt, je m’accompagne de musique pour recréer cette ambiance. De la musique de type « Trance », classique, épique, électronique, celtique et autre genre semblable.

La tranquillité est mon élément indispensable principal.