Nu?

Nu?

Une grande part de nudité habite mes dessins depuis toujours. Le mystère de la femme exerce une fascination sur moi. Puis une longue phase a suivi avec le fantastique, la science-fiction et l’espace dont très peu de choses ont survécu au temps. L’utilisation du nu a pris sa place naturellement, sans décision consciente.

À la base, je suis un amoureux du mouvement, de la danse et de la beauté des corps qui bougent dans l’environnement. Avec du recul, c’est cette étincelle, ce moment d’émerveillement éphémère des premières découvertes que je désire recapturer.

L’équilibre dans mon vécu se reflète dans la pratique artistique avec un rendu de plus en plus fidèle de ce qui m’habite. Ça inclut l’apparition récente de la présence masculine en image. Mon paysage intérieur prend vie avec ces humains qui dansent l’émotion vivante sur papier. Et ça se passe avec le support des corps dans leurs plus simples expressions, avec un minimum d’artifice.

Pourquoi dessiner?

Pourquoi dessiner?

Pourquoi créer des images, en voilà une très bonne question ? Et c’en est une que je me suis posée souvent et qui revient à l’occasion. En plus du temps que je consacre à cette occupation, de l’esquisse, la version noir et blanc et couleur, les partages sociaux ainsi que le site web.

La première possibilité : je m’exprime de cette manière pour la même raison que vous respirez. C’est un acte qui m’appelle et prend toute la place tant qu’il n’est pas comblé. Et ce sont des moments de grâces, de paix, de tranquillité et d’intensité proche de la transe.

Une autre : ça permet une extériorisation de mon jardin secret, des émotions, rêves, désirs et imagination.

Une troisième : ça me met en lien avec des personnes, le monde qui m’entoure par l’observation, la création et le partage des images.

C’est un mélange de l’ensemble de ces points qui m’inspire à dessiner.